L’Alliance Anticorrida et Animaux en péril (Belgique) ont organisé un coup
d'éclat audacieux pendant la corrida du 19 septembre de la feria des vendanges. Sur les gradins de l'amphithéâtre nîmois, huit militants ont déployé, une immense banderole portant un seul et unique
mot : « TORTURE ».Claire Starozinski, nîmoise et fondatrice de l'Alliance Anticorrida, martèle que « la majorité de [ses] concitoyens ne souhaitent plus voir l'image leur commune assimilée à une ville de sang ».
De son côté, Jean-Marc Montegnies, président d'Animaux en péril, avoue « avoir honte de [son] voisin la France et [se] demande encore comment on peut tolérer, dans un pays civilisé, que l’on fasse souffrir et que l'on tue un animal pour le seul plaisir d’un divertissement ! »
Les deux associations internationales se sont donc alliées pour entrer en résistance contre la barbarie en affichant, dans les arènes de la plus grande ville tauromachique de France, le souhait de 80 % des Européens : l'abolition des corridas. La banderole est restée en place durant six minutes avant d'être arrachée par des agents de sécurité des mains des militants qui eux, ont su rester dignes et pacifiques. Et derrière les huées des spectateurs, on pouvait clairement percevoir des applaudissements...

Durant l'été 2008, à la demande de l'Alliance Anticorrida, deux corridas pendant
lesquelles Michelito,10 ans, devait se produire ont été annulées à Fontvieille et à Arles. Par la suite, pour que l'enfant puisse se produire, deux spectacles annonces on dû être
transformées en une sorte d'Intervilles sans banderilles, ni effusion de sang. Déclarant forfait pour la suite de sa tournée, l'enfant était rentré au Mexique.
La campagne de sensibilisation menée par l'Alliance Anticorrida en direction des élus porte
ses fruits. En effet, considérant que : « il ne peut être toléré que la banalisation de la souffrance animale serve au développement lucratif d'un fonds de commerce et que l'État ou les
collectivités territoriales, subventionnent les corridas ou toutes activités s'y rapportant. » les membres du conseil municipal de Joucou (Aude) ont décidé, le 13 juin, de déclarer leur
commune « Ville anticorrida ». Une décision prise sous l’impulsion de leur maire Emmanuelle Fauche, une élue qui a le cran de faire face aux cris d'orfraie d'une minorité encore sous la
domination de pulsions dont la civilisation gagnerait à se départir.
Omniprésente durant tout le week-end de la feria de Pentecôte à Nîmes, l'Alliance
Anticorrida tire un bilan « très satisfaisant » de la tenue de sa table d'informations en plein centre ville et de ses affichages tournants. Ainsi, 360 signatures ont été collectées en
quatre heures, alors que 268 affiches noire et rouges « Non au corridas ! » ont été posées.
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